Lectures en cours

Le Triomphe des Ténèbres,
de Giacometti et Ravenne

1938. Dans une Europe au bord de l’abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Elle cherche des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich.
J'ai toujours vu les livres de ce duo d'auteurs sur les rayonnages des librairies sans jamais me décider à les lire. Chose faite avec ce premier tome. Parfois facile, mais avec d'excellent rebondissements, la lecture glisse et passionne.

Le voyage de Fanny,
film de Lola Doillon

Mise en film de l'histoire vraie de Fanny, jeune juive qui s'évada en Suisse pendant la Seconde guerre mondiale
Librement adapté, mais superbement bien construit, à hauteur d'enfant, d'une histoire vraie et tellement tragique. Ce film est à partager avec les enfants pour aborder de façon sereine et posé les événements de cette période. Qui pourraient bien recommencer plus tôt qu'on ne l'imagine.

Atlas historique de la France,
de C. Grataloup
et C. Becquart-Rousset

L'histoire de France en cartes. Tout simplement.
Prendre de la hauteur, du recul et voir autrement l'histoire. Car celle-ci est aussi local, régionale et souvent à petite échelle. Cet atlas est un incroyable outil.

Séries / Films

The Survivor (de Barry Levinson)

L’histoire de Hertzko Haft, dit Harry, boxeur juif polonais qui fut déporté à Auschwitz. Forcé de se battre contre ses amis, ses frères, ses co-déportés, il survit et s’installe aux USA. Mais la culpabilité, les remords, les regrets, les doutes l’assaillent de plus en plus.

Le réalisateur de Rain Man et Good Morning Vietnam signe ici une biographie dure, mais étrangement calme, philosophique aussi. Ben Foster disparaît complètement derrière son personnage et donne de sa personne. Trop souvent cantonné aux seconds rôles, il prend ici une toute autre mesure. Le passage du noir et blanc à la couleur pour les différentes époques reste sobre. J’ai moins saisi le personnage du SS qui force Haft à combattre. Peut-être parce qu’il est fictif. La lecture du livre d’Alan Haft (le fils) m’en apprendra plus.

Tout au long du film surgissent de légitimes questions :
– Comment croire encore en Dieu après avoir vu de telles horreurs ?
– Comment survivre avec la culpabilité d’avoir participé à la mort de ses co-religionnaires ?
– Comment en parler à ses enfants sans transmettre le poids des événements, de la perte, du deuil ?

Keane (de Lodge Kerrigan)

Bon, dans cette affaire, je ne suis pas du tout objectif. Damian Lewis est l’un de mes acteurs préférés, donc j’ai forcémment aimé ce film. D’ailleurs, celui-ci vient d’être restauré en 4K.

William cherche sa fille disparue depuis six mois dans une garde new-yorkaise, interrogeant les passants, se parlant à lui-même, parfois perdu dans sa folie. Il se lie bientôt d’amitié avec une femme dont la fille à la même âge que la sienne. Une amitié naît et plonge William dans de profonds états paranoïaques mais également lucides.

Tales from the Loop

Tiré de l’œuvre de Simon Stålenhag, cette série s’annonce pas mal du tout. N’en ayant vu qu’un épisode, je ne peux juger pleinement mais le premier est parfait. Poétique et contemplatif, comme je les aimes. Avec du rétro-futurisme bien distillé.

Liens

Glauque Land

Je suis tombé sur les sites de Timothy lors de recherches numériques pour un travail professionnel. En effet, il avait visité un site étrange dont j’écrivais l’histoire pour ma commune. J’ai ajouté son texte à mon article d’alors.
De fil en aiguille, nous avons échangé, nous nous sommes loupés plusieurs fois, je l’ai présenté à l’équipe de ma bibliothèque municipale où il a fait une conférence, il a participé au Téléthon dans la ville avec ses illustrations… Tout ça sans se voir.

Puis un jour, j’apprends qu’il a un drone et lui montre une photo de peinture lumière faite avec ce concentré de technologie. Et, nous voilà partis avec l’idée de créer nos photos dans des lieux abandonnés.

Un grand merci à lui de m’avoir suivi dans ce délire, de me supporter, de me faire partager ses découvertes et son temps.

Pakal

Découvert via Glauque Land. Un travail photographique intéressant sur l’architecture, l’exploration urbaine, les coins perdus. Ses photos des plaines belges ou luxembourgeoises dans le brouillard sont empreintes de mélancolie, de sérénité et d’attente… Ses clichés minéraux, sans humains, sans voitures, sans train mènent à la réflexion sur l’impact que nous avons sur cette terre.
Quant aux clichés des plages belges, ils me ramènent à de très vieux souvenirs d’enfance. Une semaine de vacances dans l’appartement d’amis de parents. Salon avec vue sur la mer mais chambres de l’autre côté, accessibles via une passerelle.

World of Josh

Il faut croire que le Nord (France, Belgique, Luxembourg…) est la patrie de l’exploration urbaine. Les clichés au grand angle de lieux abandonnés ou désaffectés sont sublimes, sombres parfois, révélateurs souvent.

Ses textes sont emprunts d’humour noir et de haine envers les destructeurs, les coureurs aux “likes”, les imbéciles de l’urbex. Un sacré point commun, car je n’arrive pas à saisir ce besoin irrépressible de laisser une trace, de prendre, d’abîmer et de dégrader un lieu quel qu’il soit…

Diane Dufraisy-Couraud

Suivant son travail depuis quelques temps déjà, j’ai pu faire une exploration avec Diane. Son regard coloré et poétique sur ces lieux abandonnés est unique. Des silhouettes, des lumières jaunes ou bleues modifient et humanisent le silence et la solitude de ces lieux.

Et puis, comme elle le dit si bien, un château, une maison, un atelier abandonné, cela nous renvoie à notre propre solitude, à notre propre errance et instinct. Quelque chose de rare et de maintenant précieux dans ce monde ultra rapide, connecté et sollicitant.

Gilles Kerloc’h

Patrimoine, histoire, découvertes et illustrations sont les maîtres mots du blog de Gilles Kerloc’h. Amoureux de l’Adour, fleuve du sud-ouest de la France, il y explore le moindre recoin et met au jour d’anciennes embarcations.

Ces illustrations sont sublimes, très réalistes et constituent un reportage fidèle de ses explorations. Et pour une fois, c’est original de découvrir un lieu en dessin, l’imagination travaille mieux. Je trouve.

Urbex Connection

Il y a un style particulier dans les vidéos et les photos de ce duo d’explorateurs urbains. Tout de noirs vêtus avec leurs masques si particuliers, ils nous emmènent au cœur de châteaux, bases militaires, et sanatoriums abandonnés. Le respect des lieux et de leurs histoires est criant dans leur travail.

J’ai rencontré récemment une moitié du duo (le taureau) et le contact est passé tout de suite. Entre explorateurs, on se comprends. Et puis, ils me font tellement rire à trimballer leurs masques alors qu’ils tentent d’entrer sur les lieux choisis.

N’hésitez surtout pas à aller voir les vidéos Youtube ainsi que leurs photos.