Première visite

Deuxième visite

Troisième visite

Un peu d'histoire

Base Hêta (11/2021)

Jacques Brel chantait Le Plat Pays. Cela pourrait également désigner cette région où je roule vers mon exploration ce matin-là. Seuls les quelques forêts, églises et châteaux d’eau cassent la monotonie du paysage. Le ciel est bas, les nuages lourds de pluie et le thermomètre ne parvient pas à grimper au-dessus des dix degrés.

Je suis déjà trempé et un peu fatigué. Le premier lieu que je souhaitais explorer est en cours de réhabilitation. De grandes palissades entourent les bâtiments. Ne rentrant jamais par effraction, je ne veux pas franchir cette limite. Et puis si je suis découvert, j’aurais bien du mal à justifier ma présence. Le lieu est maintenant connu pour être surveillé. Je suis donc reparti bredouille, un peu déçu ne pas avoir pu visiter complètement cet immense complexe.

Base Hêta
Base Hêta

Arrivé près du deuxième lieu, je cherche un endroit discret pour garer ma voiture. J’hésite avec le cimetière du coin, mais il est trop loin et je mettrais autant de temps à me rendre sur place qu’à visiter. Finalement, ce sera sur le bord de la route, tout simplement. Je m’équipe et pars à travers champs (photos ci-dessus). Je marche seul, au milieu des betteraves et des terres en repos, pendant quinze bonnes minutes. Enfin, voilà la route qui fait le tour de mon objectif. Elle est dégagée mais abîmée et parfois couverte de mousse. Une clôture m’empêche de pénétrer. Je la longe pour trouver un point de passage. 150 mètres plus loin, c’est enfin possible par un trou dans le grillage. Je ne suis donc pas le premier.

La végétation a envahi les lieux : les arbustes grignotent les murs, les ronces passent au travers des fenêtres, les toits n’arrêtent plus la pluie… Mais curieusement, il est possible de circuler assez librement entre les bâtiments. J’entre, courbé, dans le premier sur ma droite. Un couloir, puis sur la gauche une immense pièce. Des piliers coupent la perspective, d’antiques radiateurs ne réchauffent plus rien, une fresque sur l’un des murs et puis au fond, une étrange pièce… Il s’agit en fait d’une cuisine ! Je réalise que je suis alors dans le réfectoire. Il devait pouvoir accueillir plusieurs centaines de personnes. Une structure métallique abîmée me fait penser à un rail de self-service. Au-dessus, une fresque avec des avions et une inscription : Give Us This Day Our Daily Bread. Ces indices me confirment donc l’usage et la destination du lieu en son époque de gloire. Les dessins sont encore frais malgré plus de cinquante ans d’abandon. Un incroyable brouhaha devait résonner ici, les murs s’en souviennent peut-être encore.
Le sol est recouvert de mousse végétale et de morceaux d’isolant. De l’amiante ? Sans doute, car je remarque que ma gorge me gratte un peu par moments.

Base Hêta
Base Hêta
Base Hêta
Base Hêta
Base Hêta

Je pénètre dans la cuisine. Une immense hotte occupe le centre de la pièce, seule. Les batteries de cuisine ont disparu. L’agencement rappelle les cuisines à l’américaine avec ilot central. Dans la tôle de la hotte, un ensemble de petit trous, caractéristiques d’un tir d’arme à plomb. Une dispute ? Un coup de sang ? Je n’aurai pas le fin mot de l’histoire, mais l’imagination fonctionne à fond.
Au fond de la cuisine, pièces de stockages, sanitaires mais surtout chambres froides. Les lourdes portes sont encore là et les ventilateurs aussi. S’agissant d’une base militaire, plusieurs centaines de repas devaient être servis par jour. J’imagine un instant la frénésie du lieu aux alentours de midi.

Je termine ma série de clichés, autant au réflex qu’au smartphone, car je veux bien saisir les lieux et leur agencement.

Ressorti, je me trouve sur une place bitumée entre deux bâtiments. Le plus petit, je n’y entre pas, semble être un local technique. Le second, plus loin, est composé de deux étages et pourrait bien abriter les chambres. Je dois me coller aux murs pour éviter les ronces et y pénétrer. Mon manteau se couvre de vert et de traces blanches… tant pis, cela fait partie du jeu.

Base Hêta
Base Hêta

Un couloir central dessert de nombreuses pièces qui m’apparaissent comme les chambrées. Elles communiquent entre elles, par deux, et au milieu se trouvent les douches et toilettes. Seulement quelques-unes possèdent cet agencement, car je remarque d’autres salles d’eau indépendantes. Peut-être quatre lits par pièce et facilement quinze chambres par côté… Donc environ 150 soldats par étage soit environ 300 par casernement. J’aurai tellement souhaité voir le lieu vivre, bruisser de la vie des engagés, des ordres donnés, des chamailleries et des temps d’ennui… Ce baraquement est humide, les fenêtres ouvertes sur la végétation, la pluie s’infiltre, les douches ne coulent plus, les éviers ont disparus mais un reste de vie(s) abrite tout de même ces murs.
Repérant un escalier, je me risque au premier étage. Ça craque. Je reste prudent et parvient dans le couloir. Le toit n’est plus là et le sol est une pelouse mousseuse. On dirait la quintessence du Temps car la nature gagne toujours. J’entre dans une ancienne chambre et réalise quelques photos. Je ne reste pas plus longtemps car je suis attendu pour midi et j’ai aperçu d’autres bâtiments.
Avant de ressortir, je remarque un balai brosse appuyé contre le mur près de l’entrée. Il n’est manifestement pas d’origine et je trouve cela insolite. Il est posé là depuis longtemps et attends que son propriétaire revienne.

Base Hêta
Base Hêta
Base Hêta
Base Hêta

Revenu à ma position de départ, je tente d’entrer dans une sorte de hangar mais la végétation m’en empêche. Je ne parviens pas à en faire le tour et décide de laisser tomber. Tant pis. Je cherche un passage pour accéder au deuxième baraquement que j’aperçois. Tout à coup, des tirs de chasseurs résonnent au loin. Seul, je me sens tout à coup vulnérable. De plus que j’ai aperçu plusieurs grenades et cartouches d’exercice au sol tout à l’heure. Et quelques secondes plus tard, j’entends un tracteur passer. Décidément, je ne suis pas si éloigné que ça de la civilisation. Cette capacité de l’humain à construire, abandonner puis vivre avec ou à côté m’étonne.

Base Hêta

J’entre dans le dernier bâtiment après quelques griffures et accrocs dans mes vêtements. Il s’agit bien d’un deuxième baraquement mais cette fois, les pièces sont plus grandes avec beaucoup moins de sanitaires. Des salles d’activités, de sport ou des bureaux ? Je ne sais pas. Je ne trouve pas d’indices concluants. Les murs ne sont pas décorés, le mobilier est absent… seuls quelques radiateurs trônent ça et là.

Je ressors et décide de conclure mon exploration. Je suis trempé par la pluie fine, j’ai beaucoup marché et je dois ressortir. Le grillage me laisse passer en sens inverse mais difficilement. La base Hêta (nom fictif) veut-elle me garder avec elle ? C’est fatigué que je termine cette aventure. Ravi d’avoir trouvé seul ce lieu et d’y être venu, d’avoir pu l’appréhender, d’avoir ressenti sa vie et son histoire.

Une fois rentré, je débute mes recherches et trouve de nombreuses informations. Mais je ne peut les dévoiler pour le moment pour des raisons de sécurité et afin de préserver le lieu. Juste une petite anecdote. J’avais remarqué un avion sur la fresque du réfectoire avec l’inscription FW-706 dessus. Après prise de contact avec un ami passionné, il m’indique qu’il s’agit d’un numéro d’identification d’aéronef militaire. Et parmi ses découvertes : cette photo !

Est-ce l’avion réel qui inspira le dessin ? Il y a ici un lien entre les deux objets à éclaircir… Je ne suis pas allé plus loin pour le moment. Identification réelle, unité, déploiement, fonction, pilote, mécanicien… Si j’en apprends plus ou que quelqu’un en passant ici sait quelque chose… J’espère en apprendre plus un jour et pourvoir partager l’histoire derrière ce dessin d’avion. Derrière cette base militaire également… Qui grouilla de vie autant de temps qu’elle est maintenant abandonnée.

Base Hêta (12/2021)

À peine un mois est passé depuis ma première visite de la base, et voilà que j’y retourne, en ce matin de décembre. Je n’ai cessé d’y penser, obsédé par les lieux, la fresque, les couloirs, les chambres, la végétation aux alentours…Et puis je suis frustré. En rentrant de ma première visite, je me suis rendu compte que je n’avais exploré que 3 bâtiments sur 7 ! Le temps me manquait, l’audace aussi… Ces ronces et ces arbustes épineux m’ont fait peur.

Alors j’y retourne. Heureux, fier d’entraîner Tim avec moi et résolu à enfin voir ces bâtiments inexplorés. Il me faisait remarquer l’aspect exceptionnel du site : pas de tags, pas trop de dégradations, des lavabos et toilettes encore présents… Alors je veux lui montrer, et ainsi le remercier, en quelque sorte. Nous voilà donc partis, croisant les doigts pour que le soleil se montre enfin. Pour le moment, timide, il se cache derrière un brouillard léger.

Voiture garée, équipement enfilé, sac à dos bien arnachés, gants et bonnets bien mis, nous marchons à travers champs. Le vent et le froid nous piquent les extrémités des mains, des oreilles… Dans cet environnement glacial, seul un tas de fumier fume et diffuse son parfum exquis.

Sur les lieux, je l’entraîne vers le réfectoire et sa fresque. Mais nous décidons au final d’entamer la visite par les bâtiments que je n’avais pas visités. Ce sera donc le local technique. L’accès est toujours aussi plein de ronces et de buissons épineux. Il faudra parcourir un petite quinzaine de mètres à quatre pattes. Après accrocs vestimentaires, épines dans les cheveux et quelques éraflures, nous découvrons dans la pièce deux immenses fours…  Nous comprenons alors être parvenus dans la chaufferie de la base. Grands, profonds, en brique et parcourus de tuyaux, ils sont impressionnants. Tout un système annexe de ventilateurs, tranchées, valves, thermostats et appareils d’analyses de gaz emplissent également l’espace. “Bien conservés”, ils redémarreraient en un clin d’œil. L’analogie avec les fours crématoire des camps de concentration nazis est rapide. Puis nous râlons contre ses youtubeurs aux titres “putaclic” qui n’hésiteraient pas un seul instant à faire du sensationnel sans respect pour le lieu et son histoire.

Fascinés, nous passons une grosse demi-heure dans la chaufferie. Tim mitraille au grand angle, tandis que j’explore les détails. Je reste émerveillé par les appareils de mesures (leur ouate est intacte), les valves rouges (qui me rappellent un logo bien connu – Half-Life !) et les tranchées dans lesquels je m’assoie pour profiter d’un point de vue plus bas.

En ressortant, nous remarquons une plaque avec un logo : Sulzer. Après recherches (au chaud,) il s’agit d’une entreprise de système de gestion de fluides mais aussi de tracteurs.

Je connais le deuxième bâtiment que nous explorons. Je photographie moins, sinon différemment et plus de détails : robinets, fontaines pour s’abreuver, panneaux électriques… J’explore et m’imprègne des lieux et de la vie qu’ils hébergeaient alors. Les nuits calmes après les journées sur la base, les moments de camaraderie, ceux de désespoir des soldats loin de chez eux… Puis d’un coup je rigole seul, les exclamations d’extase de Tim jalonnent mon parcours. Je le laisse à ses photos et part à l’extrémité des lieux. J’entends le chien de la ferme voisine aboyer et me dit que finalement il doit nous sentir. Restons discrets.

Lorsque nous passons d’un bâtiment un l’autre, nous empruntons d’étranges passages au sein de la végétation. Ils semblent entretenus, sinon dégagés. Il y a donc une activité humaine, mais laquelle ? Celle du propriétaire, celle de squatteurs ou d’explorateurs urbains ? Nous établissons quelques hypothèses. Les squatteurs ? Non, il n’y a pas assez de traces pour cela (matelas, conserves, foyers…). Les explorateurs urbains ? Non, nous n’avons pas vu de tags et aucun autre site en parle. Cela pourrait donc être celle du propriétaire. Mais aucun des bâtiments n’est utilisé pour quoi que ce soit…

Le bâtiment suivant est plus petit que les autres et ne possède qu’un seul étage. Une grande salle de vie en deux parties puis quelques chambres et sanitaires (les lunettes des toilettes sont encore en place !). Nous explorons en fait le “carré” des officiers. Ils sont généralement hébergés, nourris et blanchis à l’écart de la troupe de base, des troufions quoi !
Mais au final rien d’exceptionnel. Encore une fois, les ronces pénètrent dans les pièces par les fenêtres, les radiateurs sont encore accrochés.

Je fais quelques photos des pièces mais ne parvient pas à ce que je souhaite. Mon réflex n’est pas un plein format et je ne peux faire les prises en grand angle comme je le veux. C’est alors que je me fais la promesse d’investir dans du nouveau matériel dès que je le pourrais.
Et puis je trouve que je vais trop vite, je me trouve trop pressé. Il faut que j’arrive à faire la part entre l’exploration, le fait de profiter, et les photos que je souhaite faire puis partager.

Le brouillard se dégage enfin et un ciel d’un bleu immaculé apparaît alors. L’ambiance change complètement. Et dans un rayon de soleil, je profite et explore un vieux panneau électrique. Avec ces broches et interrupteurs d’un autre âge. Je le referme ensuite délicatement afin de laisser le lieu dans l’état d’origine. Je ne dérange rien.

Enfin, ayant terminé les bâtiments oublié de ma première visite, nous nous dirigeons vers le réfectoire. Cette pièce me surprend alors une nouvelle fois. Le soleil rayonne de mille feux, le bleu du ciel s’annonce au travers des trous de la toiture… Toute les couleurs sont magnifiées, la fresque est différente, plus vive, plus éclatante ! Et la cuisine… est un kaléidoscope d’ombres et de lumières. Mes yeux et mon cerveaux enregistrent tout, marquent tout… Je veux d’abord profiter et graver cette vision à jamais dans mon cortex ! 

Base Hêta
Base Hêta

Anecdote
En nous dirigeant vers le dernier bâtiment, celui au toit percé, je remarque qu’un passage est obstrué par des arbres. Ils ont été coupés récemment et le petit local technique est maintenant accessible. Il se passe décidément des choses ici. Nous entrons… Encore des tranchées et des armoires électriques. Nous faisons très vite le tour des lieux. Et puis… j‘aperçois le balai ! Seul élément anachronique du lieu, je l’avais aperçu dans un autre bâtiment le mois précédent. Il m’avait intrigué et je me posais énormément de questions à son sujet ! Il a donc bougé, non pas seul mais avec son propriétaire. Qui au final, entretient quelque peu le lieu et débroussaille les abords de la base. Bientôt une réhabilitation ? Si oui, alors que la fresque soit sauvée, s’il vous plaît…

Instant

Dans les derniers instant de notre périple dans la base Hêta, alors que je m’apprête à ranger mon matériel, mon regard se pose… sur une poétique évaporation. Par un trou dans le mur, j’aperçois les murs qui se réchauffent au soleil et fument… C’est magique ! Abandonnés, abîmés par le temps, la pluie, le gel et le vent, les murs ressuscitent sous les rayons de notre étoile. Belle revanche… !

Musique – John Murphy : The End. Bande originale de 28 jours plus tard.

Base Hêta (01/2022)

Cette base m’obsède, occupe mes pensées et mes rêves. Sans doute car il s’agit de ma première découverte et exploration en solo et que les lieux sont exceptionnellement préservés. Cette fresque est un bijou d’histoire et j’espère vraiment qu’elle sera sauvegardée d’une façon ou une autre.

Fin janvier 2022, je retrouve donc la base Hêta pour ma troisième visite, mais je ne suis pas seul. Tim m’accompagne et a également convié des amis explorateurs. Et nous voilà, cinq larrons en foire, marchant à travers les champs, rampant sous le grillage et nous aidant les uns les autres, découvrant la fresque… Puis chacun part faire ses photos. Je début les miens quand mon appareil fait des siennes. Pixels morts sur l’écran, écran de contrôle éteint… De peur que ce soit la fin, j’éteins tout et range la bête. Du coup, j’arpente la base Hêta d’une façon nouvelle. Je remarque de nouvelles choses, de nouveaux détails. Yves, les mains dans les poches, m’indique également quelques curiosités. Puis, nous remarquons que la fresque est en deux parties et qu’une recouvre l’autre partiellement. Un mystère à éclaircir.

Au final, je ne ferais pas beaucoup de clichés, heureux de découvrir l’ensemble avec un autre œil. Végétation envahissante, ronces passant les fenêtres, radiateurs esseulés, lavabos au sol, toilettes à l’ancienne, fontaine pour boire et indications de fabrication qui y figurent… La base Hêta se dévoile un peu plus.
Nous finissons nos pérégrinations par un pique-nique dans le bâtiment des officiers. Heureusement, les tisanes et thés de Diane nous réchauffèrent.

Un (tout petit) peu d'histoire

Il est bien évidemment très difficile d’écrire l’histoire d’un lieu abandonné sans trop en dévoiler. Veuillez donc excuser la brièveté de ce paragraphe.

Ce lieu exceptionnel est, comme le laisse suggérer la fresque (photo plus haut) une base militaire. Après la Seconde guerre mondiale, certains pays d’Europe entrent dans l’OTAN.

L’une des grandes puissances d’alors installe ainsi de nombreuses bases dans certains pays européens. Histoire de montrer à l’ennemi d’en face qu’on le surveille de près.
A droite, le lieu en 1956 et 1971. Les troupes sont parties entre les deux dates, suite à un retrait de l’OTAN. La base ne semble pas abandonnée tout de suite. Les installations semblent en bon état.

Dès la fin des années 1990, on remarque une dégradation plus importante du toit d’un des bâtiments. La végétation reprend également possession des lieux. Doucement mais surement. L’herbe rase qui entoure les lieux se pare  d’arbustes. Quant aux autres éléments de l’ensemble, ils apparaissent à l’identique dans ces prises de vues aériennes.

Mais l’abandon est bien réel. Dans mon récit de la visite, j’indiquais un abandon de plus de cinquante ans. Mais après recherches et consultation de ses vues aériennes, l’abandon des lieux est manifeste depuis le début des années 1990. Soit près de trente ans avant mon exploration.
Pour un tel laps de temps, les lieux sont incroyablement bien conservés

Dans mon récit de la visite, j’indiquais un abandon de plus de cinquante ans. Mais après recherches et consultation de ses vues aériennes, l’abandon des lieux est manifeste depuis le début des années 1990. Soit près de trente ans avant mon exploration. Pour un tel laps de temps, les lieux sont incroyablement bien conservés.

Tim me faisait remarquer récemment qu’aucun graffiti ou tag n’apparait sur les murs. Je ne l’avais pas remarqué alors. C’est si rare dans une exploration urbaine de trouver un tel lieu vierge de dégradations, de vol, d’expressions artistiques diverses. Je ne comprendrai jamais ces adeptes de la destruction et du besoin irrépressible de laisser une trace…

Ne cherchez pas d’infos de localisation ou une partie histoire détaillée sur ce lieu, je n’en donnerai pas ni n’en publierai tant que la base Hêta sera abandonnée. Respectons-la pour la vie qu’elle accueillit jadis, pour les gens qu’y travaillèrent et pour son éventuelle future vie (destruction, réhabilitation…).

À LIRE

• La visite de GlauqueLand

Toutes les photos de la visite

Urbex - Base 706